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Infos du service social :
« Les directives anticipées »
C’est
quoi les directives anticipées?
Les directives anticipées sont une volonté qui
doit être prise en compte en cas
d’incapacité de discernement. Elles ont pour but
de régler une situation qui pourrait se présenter
dans le futur alors que vous n’auriez plus votre
capacité de discernement. Les directives
anticipées servent à exprimer votre
volonté quant à vos intérêts
sanitaires ou financiers; elles sont en revanche inefficaces
à modifier l’ordre social, faire valoir des
opinions de politique sanitaire ou à exprimer des
idéaux.
Quand a-t-on
perdu la capacité de discernement?
Une personne est incapable de discernement lorsque, en raison
d’un trouble psychique, elle n’est plus en mesure
d’apprécier le sens et les effets d’un
acte ou lorsque, toujours en raison d’un trouble psychique,
elle ne peut pas agir librement en se fondant sur une
appréciation libre et éclairée de la
situation. C’est le médecin qui établit
le constat de la perte du discernement. La maladie psychique
n’est pas en soi une cause d’incapacité
de discernement.
Et le/la
représentant(e) thérapeutique?
Le représentant thérapeutique est
complémentaire aux directives anticipées. Il
s’agit d’une personne de confiance (simple
particulier ou médecin) désignée de
façon claire pour autrui, qui connaît votre
volonté et s’engage à la faire valoir
au moment de votre incapacité de discernement. Il faut donc
toujours tenir régulièrement le
représentant thérapeutique au courant de votre
volonté et relever les médecins de leur secret
professionnel à son égard. Vous pouvez le/la
désigner dans vos directives anticipées,
rédiger ou signer et dater un mandat en sa faveur ou encore
signaler son existence et donner ses coordonnées
à l’établissement qui vous recevra.
Vous devez renouveler régulièrement le mandat.
Qu’est-ce
qu’on peut dire dans les directives anticipées?
Les directives anticipées peuvent porter sur tout ce qui
fait l’objet d’une manifestation de
volonté même si ce n’est pas strictement
médical:
-désignation d’une personne à (ne pas)
contacter
-acceptation ou refus d’un traitement, à condition
que ce ne soit pas l’unique moyen de vous sauver la vie. En
cas de refus de traitement, il faut indiquer un ou des traitements qui
le/les remplacerait et donner votre consentement aux souffrances
induites par le type de soins choisis car le corps médical a
l’obligation de soulager vos maux
-désignation du traitement souhaité
-choix d’un ou plusieurs médicaments et leur dosage
-restriction d’accès à son propre
argent, rétention des cartes de crédit
-mesures sociales: relever le courrier, nourrir un animal domestique,
(ne pas) avertir un employeur etc.
Qu’est-ce
qu’on ne peut pas mettre dans des directives
anticipées?
On ne peut pas obtenir par des directives anticipées, ce que
la volonté directement exprimée ne peut
réaliser et qui serait contraire à la loi, aux
mœurs, ou obligerait les soignants à vous mettre
en danger grave ou imminent pour votre santé. Les directives
anticipées doivent respecter l’ordre juridique. On
ne peut ainsi exiger un traitement contraire à la science et
à l’expérience médicale, ni
obtenir d’une institution qu’elle pratique une
médecine qu’elle ne connaît pas.
Qui doit les
respecter?
Toutes les personnes auxquelles elles s’adressent doivent
respecter vos directives anticipées dans la mesure
où la loi et les circonstances matérielles leur
permettent de respecter votre volonté. Il s’agit
des médecins, du personnel soignant, des assistants sociaux
et des représentants thérapeutiques. Si vous avez
un doute sur l’applicabilité de vos directives, il
vaut mieux en parler tout de suite au médecin, à
l’institution ou au service social qui devra les appliquer
afin de pouvoir, le cas échéant, adapter vos
directives.
Les directives
doivent-elles nécessairement être
écrites?
Théoriquement elles peuvent aussi être orales.
Cependant, le renouvellement du personnel médical au sein
des institutions universitaires psychiatriques rend les directives
orales inefficaces dans la pratique. D’autre part certaines
lois cantonales mentionnent des directives
rédigées (notamment Fribourg, Genève,
Neuchâtel, Valais et Vaud). Vous avez donc tout
intérêt à les écrire.
Pour plus d’informations, venez sans aucun souci vous
renseigner auprès de votre assistant social. Il existe une
brochure d’information « Directives
anticipées en cas de troubles psychiques »
réalisée par Pro Mente Sana.
A bientôt !
Cathya
(Information parue dans le Courrier Nord N°132,
janvier 2008)
rj / 01.04.2008
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