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Bonjour, chères amies, chers amis,
Danger !, il y a danger, la 5ème révision de lassurance invalidité met en cause linvalidité en raison de troubles psychiatriques !
Lorsque je lis larticle 8 de la LAI « est réputée invalidité, lincapacité de gain totale ou partielle qui est présumée permanente ou de longue durée » et que je lis ensuite la proposition de modification : « seule lincapacité de gain qui pour des raisons objectives nest pas surmontable est prise en compte » ou plus loin : « seuls les assurés chez qui il est improbable que les traitements et les mesures de réadaptation exigibles puissent restituer, maintenir ou améliorer lensemble ou partie des possibilités de gain », et encore plus loin : « dont la pathologie nest pas complètement stabilisée» auront droit à une rente.
Je maffole et jai peur. Tout notre travail vise à redonner espoir aux patients, aux proches, vise à tabler sur un rétablissement, sur une amélioration de la santé, sur une régression de la maladie. Alors, si ce travail a pour but de supprimer le droit à la rente, selon la 5ème révision, cest supprimer la sécurité matérielle vitale qui permet de construire un projet vers une amélioration de la qualité de vie. En gros et crûment dit : « si je vais mieux, on me supprimera la rente et je me retrouverai à laide sociale », ou, pire encore, « si je ne peux pas prouver que je nirai pas mieux, je naurai pas droit à une rente ! » et, de toute façon, « les conséquences de la souffrance psychique sur ma capacité de gain nétant pas objectivables, mon droit à la rente est de toute façon bien menacé ».
Lesprit de la loi sur linvalidité est mis à mal. Lindispensable assainissement de la rente AI va se faire sur le dos des patients psychiques.
En février 2006, de grandes décisions seront prises. Il est donc encore temps de réagir.
Le comité du GRAAP a décidé de se mobiliser et se lance dans une grande campagne pour contribuer à sauver le bel esprit de la loi sur lAI : assurer une protection matérielle aux personnes souffrant dun handicap.
Le comité en appelle à votre solidarité. Nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de vous pour témoigner de votre expérience et pour rédiger des textes, des témoignages, des articles de presse, du courrier à nos conseillers nationaux, voire rédiger une pétition, récolter des signatures.
Annoncez-vous à la Réception : 021 647 16 00.
Je ne veux pas vous quitter aujourdhui avec cette crainte au ventre, mais sur une note plus douce, chantée par Jean Gabin : « le jour où quelquun vous aime, il fait très beau ». Je souhaite à chacun de pouvoir donner et recevoir sa dose quotidienne damour.
Madeleine Pont
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