Préoccupations des personnes handicapées psychiquement (disposant dune rente AI ou non)
-Craintes financières : beaucoup vivent dans une situation précaire (en particulier les personnes ayant une rente basse et pas de rente LPP, mais aussi les personnes ayant fait une demande de rente AI et en attente dune réponse).
-Crainte par rapport à la 5ème révision de lAI (et les révisions futures) : crainte de perdre la rente ou une partie de celle-ci et de devoir se réinsérer dans un monde du travail où les handicapés psychiques nont pas leur place. Crainte par rapport à une réévaluation tous les 3 ans du droit à la rente. Pour les personnes nayant pas de rente AI, crainte que la 5ème révision leur rendra impossible laccès à la rente.
-Grande stigmatisation des personnes ayant une maladie psychique (par rapport à la famille, les amis et les tiers).
-Frustration de navoir reçu que la rente (et pas les mesures de formation, de reclassement) : on se sent définitivement exclu par le monde du travail.
-Problèmes de solitude (en particulier affective) importants.
-Difficultés de rencontrer des personnes en dehors du cadre des associations dusagers (comme celles de la Coraasp) et des milieux psycho-médicaux. Beaucoup de personnes souhaiteraient rencontrer des personnes ne souffrant pas de maladie psychique mais craignent la stigmatisation, lincompréhension.
-Mauvaise entente et problèmes de communication avec son psychiatre (assez répandu).
-Crainte que les psychothérapies ne soient plus remboursées (suite à lannonce de P. Couchepin).
-Manque dénergie et de motivation pour les activités de tous les jours : sport, administration, ménage, cuisine, courses.
-Effet secondaires des médicaments (prise de poids, fatigue).
Rédigé par Robert Joosten le 8 septembre 2005 pour une réunion de la Commission romande de politique sociale d'AGILE.
rj / 21.10.2005
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