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Confrontée à des pratiques illicites en matière de traitements médicaux forcés, la Santé publique vaudoise a entrepris, l'année dernière, de réviser la loi sanitaire cantonale. Désireux de défendre les intérêts des patients dans ce processus législatif, le GRAAP (Groupe d'accueil et d'action psychiatrique) a réuni une «Coordination pour une loi sanitaire plus humaine» regroupant des représentants d'associations proches des patients, de syndicats et de partis politiques. La Coordination a rédigé une pétition adressée au Grand Conseil et au Conseil d'Etat vaudois. Cette pétition a recueilli plus de 7000 signatures qui ont été remises le 11 novembre 1998 aux autorités cantonales. Elle leur demande:
Si le projet de loi mis en consultation ce printemps par la Santé publique contient des progrès sociaux en ce qui concerne les accompagnants habilités, le renforcement de l'information et les directives anticipées, il est insuffisant et même dangereux sur d'autres points importants. Certaines des dispositions prévues ne respectent pas la qualité des soins, les libertés individuelles et les droits de l'homme:
Traitement forcé: le recours
est prévu Il n'est pas admissible de commencer tout de suite un traitement forcé, par exemple une médication neuroleptique, alors que le recours a précisément pour but d'empêcher ce traitement. En n'accordant pas l'effet suspensif dans ce genre de situation, le projet de loi prive d'avance la procédure de recours de son efficacité. On reprend d'une main ce que l'on donne de l'autre.
Il faut interdire d'attacher les patients en psychiatrie Le GRAAP regrette que le projet de loi sanitaire cantonale autorise implicitement l'attachement des patients en psychiatrie, ce qui aura pour effet de banaliser des pratiques dépassées et inhumaines. Le bon moyen d'éviter la violence c'est de former les soignants pour leur permettre de résoudre les situations de conflit sans attacher.
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