|
Message de la Municipalité
|
|
Au terme de cette première partie du congrès j'aimerais, au nom de la Municipalité de Lausanne, apporter le salut des autorités, qui d'ailleurs sont encore en train de siéger puisque nous sommes jeudi. J'aimerais apporter ce salut aux organisateurs et aux participants si nombreux à cette journée de réflexion. Si parler d'une maladie quelle qu'elle soit c'est toujours évoquer une souffrance, le GRAAP a voulu apporter une touche d'optimisme au thème d'aujourd'hui en rappelant que la dépression peut aussi être une étape dans le développement de la personne. Ce qui compte c'est finalement moins les épreuves subies dans la vie que ce que l'on en retire. Lorsque nous parvenons à surmonter les moments difficiles, nous en sortons grandis et plus forts. Les événements douloureux prennent soudain un sens que l'on ne comprenait pas. La dépression est bien une épreuve, une rude épreuve, mais elle peut aussi être une étape vers une autre façon de comprendre et d'entreprendre sa vie. Mais pour arriver jusque-là, il faut naturellement aider les personnes dépressives à guérir. Il faut d'abord que cette maladie soit reconnue comme telle. Or bien souvent, elle n'est malheureusement pas prise au sérieux. On la voit plutôt comme une faiblesse de caractère. Il y a encore quelques années, on ne parlait pratiquement
pas de dépression. Et c'est intéressant à
ce sujet d'aller jeter un coup d'oeil à l'évolution
de ce mot dans l'«Encyclopédie Larousse».
Alors qu'en 1960, une petite définition de 14 lignes fait
référence à cette maladie, l'édition
de 1982 nous donne une explication beaucoup plus détaillée,
sept fois plus longue, tenant sur une colonne. Si cette maladie
a de tout temps existé on peut, par ce simple exemple,
apprécier l'importance qu'on lui reconnaît maintenant
et c'est très bien ainsi. Mesdames et Messieurs, je vous souhaite maintenant une agréable pause de midi et naturellement une excellente suite de journée, journée qui m'a l'air fort enrichissante mais dont un municipal ne pourrait profiter vu son emploi du temps. J'aimerais dire à celui ou celle qui a posé la question tout à l'heure: «Pourquoi il y a-t-il tant de femmes déprimées?», que j'ai eu l'impertinence de penser que peut-être que l'homme, de temps en temps, porte quelque responsabilité... |