Nelly PereyPrésidente du GRAAP
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C'est avec plaisir que je vous souhaite la bienvenue. Et je suis très heureuse de vous compter si nombreux vu les délais extrêmement courts que nous vous avons donnés pour vous inscrire à ces deux journées. C'est pour nous le signe que le sujet de la contention, du traitement forcé, de l'avenir de la psychiatrie vous concerne. Je ne vous étonnerais pas en vous disant que notre assemblée réunit, plus que par le passé, des membres des équipes soignantes, la question de la qualité des soins est un sujet qui intéresse. J'ai l'agréable tâche de saluer la présence, parmi les participants, de Mesdames et Messieurs Denise Amoroso, secrétaire de l'Association vaudoise des parents de personnes handicapées mentales, Didier Camus, médiateur à l'hôpital de Cery, Lilianne Dousse, de l'Association fribourgeoise d'accueil et d'accompagnement psychiatrique, Françoise Favez, secrétaire-adjointe au Département de la prévoyance sociale et des assurances, Irène Gardiol, députée, Jo Montandon, médecin psychiatre, directrice du secteur psychiatrie du Nord vaudois, Françoise Pitteloud, députée, Rolf Himmelberger, membre de la commission d'éthique, Genève, Marianne Huguenin, députée et conseillère municipale à Renens, Monique Pasche, secrétaire de l'Association des familles de schizophrènes, Henry Pernet, secrétaire général de Belle-Idée, Genève, Huguette Wist, syndique d'Apples. Je remercie tout particulièrement les journalistes qui ont accepté de couvrir ces deux journées. Et tous les intervenants, qui le font bénévolement. Pour la première fois au GRAAP, nous pouvons saluer un intervenant qui vient de l'étranger, du Canada, M. Paul Sidoun, écrivain et psychiatre. Ces conférenciers ont accepté de partager avec nous leur point de vue sur un sujet qui est d'actualité et difficile, la controverse est bien là et je sais que certains ne viennent pas ici sans crainte. En fait nous traitons d'un sujet dont les enjeux sont d'importance. Pour commencer, mettons-nous d'accord sur le sens des mots: par contention, nous entendons tous les moyens utilisés pour contenir un patient; ce peut être le maintien d'un patient dans une division fermée, l'isolement dans une chambre, le maintien d'un patient à bras-le-corps. L'attachement, c'est la contention avec des sangles, fixées au lit, et qui maintiennent le patient aux bras, aux chevilles, au niveau du bas du corps et de la poitrine. Le traitement forcé c'est, d'une manière générale, des neuroleptiques que l'on donne aux patients sans leur accord. Avec le lancement de la pétition «Cessons d'attacher les patients», le GRAAP pose le problème de la qualité des soins au niveau politique: notre société, notre canton va-t-il se donner les moyens de soigner sans attacher? Là-dessus, nous ne sommes pas tous d'accord. Nous pensons, quant à nous, qu'il ne s'agit pas d'un acte thérapeutique. Pour nous, le patient a besoin d'être considéré comme partenaire même s'il est en crise. Une relation positive dans ce sens peut sauver quelqu'un, je l'ai vécue. Nos congrès se sont toujours déroulés dans le respect des opinions de chacun et, cette année comme les autres années, nous n'avons pas acheté de tomates! du reste à cette saison elles sont trop chères. Comme je le disais l'an passé, pour moi, le congrès c'est un jour de fête. Tout le monde parle à chacun, qui que l'on soit, quoique l'on pense. Je vous souhaite de vivre deux journées fructueuses.
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