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Comme toute thérapeutique, l'homéopathie et
les médecines énergétiques ont leurs indications,
leurs limites et leurs contre-indications. Les indications et
les limites vont faire l'objet de ce bref exposé. Commençons
par les contre-indications, relatives, qui sont essentiellement
des restrictions liées aux interférences avec certains
médicaments allopathiques qui en empêchent toute
action. Si ceux-ci ne peuvent être interrompus, il faut
éviter le risque qu'un malade grave, sous traitement neuroleptique
suivi, décide d'arrêter brusquement une thérapeutique
efficace, courant ainsi le risque d'une aggravation majeure de
son affection psychiatrique jusqu'alors correctement stabilisée.
Sinon, le mode d'action des thérapeutiques énergétiques
ne présente aucune contre-indication, même si les
réactions d'adaptation consécutives à un
traitement correct s'accompagnent assez souvent de manifestations,
parfois spectaculaires mais transitoires, témoignant du
changement d'état du malade.
Il est évident que toutes les affections psychiatriques
ne répondent pas de la même manière à
un traitement homéopathique ou énergétique
bien conduit. Sans vouloir énumérer tous les diagnostics
possibles, il est indispensable d'établir un résumé,
plus que schématique, des grands groupes nosologiques
psychiatriques, afin de pouvoir préciser ceux dans lesquels
il est possible d'intervenir avec des chances de succès.
Affections
psychiatriques principales
Schizophrénie.
Délires et psychoses réactionnelles primaires
et secondaires.
Troubles thymiques - dépressions.
Névroses: paniques, phobies, obsessions, anxiété,
hystérie, hypocondrie.
Troubles du développement, de la personnalité,
de l'adaptation: antisociaux, agressifs, dépendants, «Borderline». |
Expérimentalement, même entre les mains d'homéopathes
chevronnés, les résultats sont généralement
nuls, ou très décevants dans les cas de schizophrénie
et de délires primaires, surtout lors d'affections durant
depuis un certain temps. Il en va tout autrement dans les situations
d'apparition récente, et notamment lorsque ce désordre
a été provoqué, ou éventuellement
déclenché, par un événement aigu,
émotionnel, traumatique ou toxique.
Pensons aux effets secondaires de nombreux médicaments
allopathiques d'usage plus ou moins courant. Dans les cas où
la simple suppression de la drogue incriminée ne suffit
pas à retrouver l'équilibre psychique, l'administration
d'un remède homéopathique correct, bien souvent
d'un isopathique préparé à partir de cette
même drogue, amène une guérison spectaculaire,
même après un délai parfois très long.
Ce résultat peut aussi être obtenu par un procédé
appelé biocybernétique, ou MORA-thérapie,
qui permet de lever chez un malade les blocages réactionnels
induits par une substance «toxique». D'autres cas
de psychoses secondaires peuvent également être
justifiables d'un traitement «énergétique»,
mais il faut se souvenir que, comme toute thérapeutique,
cette approche nécessite de la part du praticien une formation
spécifique et surtout une expérience suffisante.
Les mêmes remarques peuvent s'appliquer aux troubles thymiques
et aux dépressions. Dans ce type d'affections, la composante
organique (ou plus exactement le vraisemblable trouble biochimique
pré-existant) et la composante émotionnelle sont
très étroitement intriqués. Il s'ensuit
la nécessité de plusieurs régulations successives
avant d'arriver à un résultat valable.
C'est indiscutablement dans le domaine des perturbations de l'affectivité,
généralement appelés troubles névrotiques,
que l'effet des traitements homéopathiques et énergétiques
est le plus intéressant. En effet, bien évidemment
sur une prédisposition pré-existante, c'est à
la suite d'un événement déclenchant que
vont se mettre en place toute une série de réactions
en cascades aboutissant à un tableau clinique parfois
dramatique et bien éloigné de sa cause primaire.
Evolution
névrotique
Suite à:
abandon, déception amoureuse, chagrin, humiliation,
mépris, peur, colère (non exprimée), nostalgie,
mauvaise nouvelle, joie excessive
et
traumatisme céphalique,
intoxication: médicaments, narcose, produits toxiques,
vaccinations, maladies «mal terminées». |
Bien entendu, une anamnèse fouillée et dirigée
est indispensable pour mettre en évidence les relations
de causalité possibles entre les différentes phases
d'installation du trouble psychiatrique apparent, afin de le
rapporter si possible à sa source et de pouvoir le traiter.
Choc
émotionnel ou physique
Réaction aiguë: guérison ou chronicité
1. Phase de latence.
2. Phase d'état.
3. Phase de décompensation.
4. Phase chronique: réversible ou irréversible,
organisée
et compensations. |
Seuls les stades de la maladie correspondant aux phases comprises
dans le tableau sont accessibles à une thérapeutique
énergétique.
Il faut se souvenir que, quel que soit le dysfonctionnement émotionnel
du malade, son comportement est composé de deux aspects
opposés: un ensemble de signes provoqués par l'événement
causal ou déclenchant, qui souvent le rappellent de près
ou de loin, et des manifestations de compensation à son
désarroi. En conséquence, à un facteur déclenchant
identique, chaque malade, en fonction de sa vulnérabilité
et de sa réactivité propres, répond de manière
individuelle.
C'est le travail de l'homéopathe et du médecin
énergéticien de dégager, aussi précisément
que possible, les signes directement liés à l'atteinte
primaire (Depuis quand? Quand tout cela a-t-il commencé?)
et les symptômes psychiques et physiques qui en sont la
conséquence. Leur classification, leur hiérarchisation
judicieuse, basée sur une anamnèse très
détaillée, doivent permettre de déterminer:
la maladie, l'événement étiologique, la
réactivité personnelle du patient et ses modalités
réactionnelles. Un travail soigneux de répertorisation
permet alors d'identifier, parmi les centaines de remèdes
homéopathiques à disposition, celui qui correspond
le plus parfaitement à l'état global du malade
à un moment donné. (Ce remède s'appelle
le simillimum, c'est-à-dire celui qui, lors des expérimentations,
a provoqué chez un sujet sain un tableau clinique incluant
aussi bien les symptômes mentaux que fonctionnels et organiques,
correspondant le plus parfaitement possible à l'état
du malade.)
L'emploi d'un ohmmètre, éventuellement d'un appareillage
plus sophistiqué, vient ensuite vérifier le bien-fondé
du raisonnement du praticien (tous ne le font pas), l'adéquation
du remède identifié à l'état de son
malade à un moment donné, et la dynamisation qu'il
convient de mettre en oeuvre.
En effet, les remèdes homéopathiques en basses
dynamisations, exprimées en C.H. (Centésimales
Hahnemaniennes, du nom du fondateur de l'homéopathie),
qui contiennent encore, bien que très peu, de matière
et qui sont en vente libre dans le commerce pour l'automédication,
ne peuvent améliorer que des troubles également
matériels, organiques.
Si l'on veut toucher des symptômes mentaux, il est indispensable
d'avoir recours à de hautes dynamisations, appelées
korsakoviennes (du nom de leur inventeur), qui ne contiennent
plus de substance active au sens chimique du terme, mais qui
dégagent une énergie de rayonnement considérablement
supérieure. (Pour s'en convaincre, il suffit de comparer
les spectres d'émission respectifs en effet Kirlian.)
Leur emploi est beaucoup plus délicat, de par leur spécificité
qui augmente en fonction directe de leur degré de dynamisation.
En conséquence, il est difficile à tout un chacun
de pouvoir travailler de cette manière et l'aide d'une
personne bien formée et expérimentée, s'appuyant
sur un appareillage correctement manipulé, paraît
indispensable.
Sans vouloir entrer dans trop de détails, il est intéressant
de savoir qu'il existe, très sommairement, quatre grands
groupes de remèdes homéopathiques:
1. Des remèdes de phase aiguë, ou de transition,
qui donnent au malade la faculté de réagir correctement
à une phase donnée de son évolution, de
la dominer et de la dépasser. Ceci correspond à
ce qu'en psychiatrie, on appelle la «prise de conscience».
Une fois celle-ci acquise, tout au moins à un certain
niveau, l'évolution du patient peut reprendre jusqu'à
la prochaine étape. (Ex: Pulsatilla, Sepia, Ignatia.)
2. Des remèdes de blocage réactionnel acquis, se
traduisant au relevé ohmmétrique par l'effondrement
de certains points d'acupuncture. Seule dans cette situation
la détection et l'administration, à la dynamisation
correcte, du remède spécifique (nosode, isopathique
de médicament, de vaccin, de maladie incorrectement terminée
ou intempestivement supprimée, de miasme), permet de restaurer
chez un malade son «intérité réactionnelle».
(Ex: Tuberculinum.)
3. Des remèdes d'incapacité réactionnelle
profonde s'adressent à des patients qui ne peuvent évoluer
pour des raisons endogènes et qui, quels que soient les
efforts entrepris, stagnent ou poursuivent inéluctablement
une trajectoire pathologique. Ici, le malade a des capacités,
mais est incapable de les mettre à profit. (Ex: Graphites,
Stannum.)
4. Des remèdes d'effondrement réactionnel, indiqués
et indispensables dans les situations où le malade a été
«anéanti» (souvent, dans son langage, il nous
le dit!) par un événement dont il n'est pas parvenu
à se remettre. Ce sont les situations dans lesquelles,
au relevé ohmmétrique, tous les points de mesure
ou presque sont effondrés. (Cette situation peut être
comparée à celle d'une voiture automobile dont
la batterie est quasiment «à plat»: plus rien
ne fonctionne!) C'est là que l'administration du remède
homéopathique spécifique, correctement dynamisé,
donne les résultats les plus impressionnants. (Ex: Phosphoric.
acid, Opium.)
Cette rapide présentation des possibilités de l'homéopathie
et des médecines énergétiques dans les soins
psychiatriques est loin d'épuiser le sujet. On peut en
retenir pour l'essentiel que, dans de nombreuses situations d'une
pratique médicale quotidienne, elles apportent une voie
complémentaire (et non pas parallèle) de compréhension
et de traitement très intéressante et souvent efficace.
C'est surtout dans les troubles dits mineurs, non encore organisés
ou fixés, mais souvent précurseurs d'évolutions
sérieuses, qu'elles trouvent leurs meilleures indications.
Enfin, il est fréquent que, même dans des maladies
psychiatriques graves mais pas trop anciennes, elles puissent
apporter un effet bénéfique parfois insoupçonné.
Il est par conséquent regrettable que, souvent encore,
leur pratique soit refusée ou ignorée, car dans
des situations où les résultats sont insatisfaisants,
où manifestement personne ne détient le monopole
de la vérité, une collaboration entre tous les
intervenants devrait aller de soi. Est-il loisible de rêver
à une pratique médicale et paramédicale
dans laquelle chaque thérapeute, quelles que soient ses
connaissances et les moyens qu'il a à disposition, serait
conscient de ses limites et accepterait d'intégrer dans
sa stratégie thérapeutique, pour le plus grand
et unique profit des malades, les apports complémentaires
d'autres thérapeutes?
La signification de cette présente réunion est
de bon augure, et je souhaite du fond du coeur qu'elle soit le
point de départ d'une collaboration fructueuse.
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